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Cap Ténès
Massif géologique
Cap Ténès
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Dans le cadre de la mission qui nous a été confiée, nous avons prospecté les stations de surface et les cavités du Cap Ténès dans le but de revoir les gisements prospectés par le Docteur Marchand et de visiter les cavités et les sites de plein air susceptibles d'en recéler d'autres...
Fiche technique Cap Ténès
Fiche technique Cap Ténès
DENOMINATION
Cap Ténès
EPOQUE
Préhistoire
SITUATION
- WILAYA : Chlef
- DAÏRA : Ténès
- COMMUNE : Ténès
LIEU DIT
Sidi Merouane
LA NATURE ET LA SITUATION GEOGRAPHIQUE
L'importance archéologique du massif du cap Ténès (commune de Ténès, wilaya de Chlef) a été reconnue par le Docteur H.Marchand1 en 1932. Des fouilles entreprises aux grottes de la cale génoise lui révélèrent en 1933 la présence d'industries ibéromaurusiennes et néolithiques dans une couche archéologique du type - cendrière- .
SITUATION DU CAP TENES
Le cap Ténès est situé à égale distance d'Oran et d'Alger, dans l'angle nord-ouest de la feuille -Ténès- de la carte au 50.000e de l'Algérie, au nord de la ville de Ténès. Le massif du cap est inhabité, à l'exception du personnel du phare et du sémaphore établis à son extrémité occidentale. Ces bâtiments sont reliés à la ville par une route en corniche de 9 kilomètres.
LA GROTTE BASSE DU PHARE
La " Grotte basse du phare " a été reconnue pour la première fois par le Docteur H. Marchand qui lui a donné ce nom par opposition à une " Grotte haute du phare ", plus petite, situé à quelques centaines de mètres : cette dernière n'a donné qu'une industrie néolithique peu importante.
La " Grotte basse " située à mi-hauteur environ entre le rivage et le phare, dans une falaise abrupte, s'ouvre à une altitude de 25 à 30m (le phare étant à 57m exactement au- dessus du niveau de la mer). On y accède depuis le phare par un sentier terminé par une forte pente rocheuse.
La cavité est située dans un promontoire calcaire nommé Ras-Nakous, " Tête de la cloche ", par les habitants de Sidi- Merouane. Elle est creusée dans des calcaires bréchoïdes roses tithoniques2 : ce sont les " calcaires éocènes " signalés par H.Marchant1 en 1935 et figurés sur la carte géologique de Ficheur et Brivés2 (1913) sous la mention de " poudingues " (e1). A quelques mètres à l'est de l'entrée de la cavité est visible le contact subvertical de ces roches avec les calcaires blancs liasiques : il est possible que des traces d'écrasement indiquant une faille soient visibles dans le joint séparant les deux strates.
GEOLOGIE
Le massif du Cap, dont l'aridité contraste avec les boisements des terrains gréseux situés au sud, est formé essentiellement de calcaires secondaires, attribués au lias par Brive, sur la carte géologique au 50 000e de 1913. Glangeaud, dans une rectification de 1932, a noté, au dessus des calcaires blancs compacts du lias moyen, la présence de terrains jurassiques et crétacés, calcaires bréchoïdes roses lithoniques et calcaires siliceux foncés d'âge indéterminé.
La transgression du Lutétien au Tertiaire a superposé aux calcaires secondaires des marnes, marno-calcaires et marnes sableuses à nummulites formant une bande étroite entre le lias et les poudingues oligocènes : elles affleurent dans les criques et détermine un -méplat- très net dans la topographie, mais masqué par les éboulis quaternaires, sur la face nord du cap.
Le relief actuel du cap Ténès, dont le point culminant atteint l'altitude de 700 m, est attribuable à un bombement anticlinal, témoin occidental de la -chaîne calcaire- rattachée à l'ensemble des chaînes littorales Kabyles. Ce mouvement, contemporain du plissement pyrénéen, a affecté avec la même intensité les calcaires liasiques dont les bancs plongent dans la mer vers le nord, avec un pendage de 50 à 60°, et le lutétien dans les affleurements de la cale génoise et raviné par les poudingues obligocènes.
DESCRIPTION
La cavité a été décrite avec assez de précision par le Docteur H.Marchant : " L'orientation de son plus grand diamètre est sensiblement N.-N.-O.-S.-S.-E., alors que l'orientation du rivage est sensiblement E.-O. Elle s'ouvre très largement au levant par une voûte d'une dizaine de mètres de flèche. On peut constater d'ailleurs qu'une partie de cette voûte s'est éboulée - d'énormes blocs tombés du plafond en témoignent - de telle sorte que les avancées de la grotte, actuellement à découvert, devaient être très certainement autrefois recouvertes par la voûte ".
Il s'agit en fait d'un abri sous roche, plutôt que d'une grotte, après l'élargissement de l'entrée et le recul de la falaise provoqués par l'écroulement de la voûte : la cavité est en effet plus large (14m à l'entrée, 18m au fond) que profonde (8m), sous un plafond situé à 10m au-dessus du sol. Ce dernier est incliné du Nord vers le Sud " suivant la direction générale de la falaise à cet endroit ". signale le Docteur Marchand.
INDUSTRIE
L'industrie, dispersée sur 3m de profondeur dans un terrain argilo-sableux, est dans l'ensemble homogène. Les variations statistiques de la technique de débitage et du faciès de l'outillage, que nous avons pu relevé d'un niveau à l'autre ne sont pas significatives : en effet, si l'horizon 240 cm a livré à lui seul 162 pièces dont 96 outils, les autres niveaux artificiels établis en cours de sondage n'ont par contre donné qu'un nombre restreint de pièces.
Pour établir des statistiques 155 objets dont 92 outils entre 40 et 240 cm, soit sur 2 m d'épaisseur, 32 dont 17 outils entre 240 et 340 cm, 37 dont 22 outils au-dessous de 340cm. Rien ne vient détruire l'impression d'homogénéité que donne l'ensemble de cette industrie : elle est au contraire confirmée par la faible marge de variation des indices.
Si une évolution est intervenue au cours de l'accumulation des dépôts de la couche VII, seule une investigation poussée, portant sur un plus grand nombre d'outils, peut l'établir. Les variations statistiques que nous notons " pour mémoire " dans le cadre de l'étude d'ensemble de cette industrie restent hypothétiques.
L'ESCARGOTIÉRE " IBÉROMAURUSIENNE
Les niveaux supérieurs du remplissage de la Grotte basse du phare se rattachent à première vue à l'ensemble des escargotières ou cendriers (Rammadiyat) : sous abris déjà connus, en particulier celle de la grotte de Taforalt.
La coupe opérée à travers toute leur épaisseur, de 3 m au minimum, révèle une stratigraphie qui nous a permis de distinguer quatre niveaux numérotés III à VI. Les strates foncées (niveau III et IV) alternent avec des couches plus claires (IV et VI). Ces variations dans la coloration correspondent à de réelles différences dans la structure du terrain. Les couches sombres sont formées par un remplissage meuble de terre brune colorée par les cendres et les charbons végétaux abondants, en gros fragments, associés à des esquilles d'os, des coquilles écrasées et de nombreux silex taillés. Dans les couches claires de couleur jaune, domine le cailloutis calcaire anguleux, associé à des ossements et des coquilles (Hélix, patelle) mieux conservés.

L'EXPLORATION ARCHÉOLOGIQUE DU CAP TÉNÈS
Dans le cadre de la mission qui nous a été confié, nous avons prospecté les stations de surface et les cavités du Cap Ténès dans le but de revoir les gisements prospectés par le Docteur Marchand et de visiter les cavités et les sites de plein air susceptibles d'en recéler d'autres.
LES STATIONS IBÉROMAURUSIENNES
La prospection des cavités du Cap Ténès a révélé en de nombreux points la présence de fragments de silex, mais aucun outil typique n'a été découvert, malgré les soudages effectués.
La grotte orientale de la Cale génoise, où le Docteur Marchand avait découvert une archéologique de cendres à industrie ibéromaurusienne et néolithique ne semble plus exploitable : son remplissage, d'ailleurs peu important, a été pratiquement épuisé par cette fouille.
LA GROTTE DE L'ÉGLISE
Cette cavité, située à l'est de l'anse de la Cloche, est d'accès difficile : on n'y peut parvenir que par la mer. Le sol de cette grotte, dont les concrétions peuvent expliquer le nom, est jonché de cailloux calcaires tombés de la voûte et en partie cimentés par la stalagmite. Il y a dans ce cailloutis de nombreux tessons de poteries romaines, débris de vases grossiers et de lampes à huile, ainsi qu'un fragment de verre brisé. Cette occupation est-elle liée au suintement qui remplit d'eau douce l'un des " gours " de la cavité ? Il peut s'agir en effet d'une aiguade fréquentée à l'époque romaine. II semble également que le plancher stalagmitique de grotte ait été creusé. L'abondance des poteries brisées, en particulier des lampes, peut aussi indiquer un culte antique, destination qui coïnciderait curieusement avec le nom actuel de la grotte.
LA DELIMITATION DE LA ZONE DE PROTECTION.
  • Nord : par la Mer Méditerranée 
  • Sud : Mons de sidi Merouane 
  • Est : Baie de Traghnia
  • Ouest : Plage Anglaise 
L'ETENDUE DU CLASSEMENT
Englobe tout le Mont de sidi Merouane
LA NATURE JURIDIQUE DU CAP TENES
Bien domanial + Génie Militaire.
LES SOURCES DOCUMENTAIRES ET HISTORIQUES
  • Atlas archéologique de l'Algérie
  • La station préhistorique du Cap Ténès (J. LORCIN) extrait de LIBYCA anthropologie-préhistoire " tomes IX-X " 1961/1962.
  • Marchand (H), gouraya préhistorique .Bull.Mensuel de la soc. Archéol. de Constantine, juin 1932. 
  • Glangeaud (L), étude géologique de la région littorale de la province d'Alger .Bull du service de la carte géologique de l'Algérie, 2e série, description rég. n°8,1932. 
  • Flandrin (J) contribution à l'étude stratigraphique du Nummulitique algérien .Bull du service de la carte géologique de l'Algérie, 2e série stratigraphie, n°19, 1948.
  • Marchand (H) la Grotte basse du phare au Cap Ténès .Bull de la soc de Géogr. et d'Archéologie d'Oran, t LVI, fas.199, mars 1935.
LES SERVITUDES ET OBLIGATIONS
La proposition concerne un secteur sauvegardé, englobant plusieurs monuments de différentes époques
INTERET DU CLASSEMENT
Vu son importance archéologique. Le site du cap Ténès, nécessite une prise en charge réelle et immédiate, si on veut le sauvegarder.

Bibliothèque photos
Plan1
Photo1
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