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Bab El Bahr
Porte donnant sur la mer
Bab El Bahr
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Porte donnant sur la mer
Porte donnant sur la mer



La porte (Bab El Bahr) est l'élément le plus notable de l'enceinte de la ville de Ténès : c'est la porte qui donne sur la mer d'où son appellation. Cette porte a été construite pour protéger la ville, contre les débarquements improbables des ennemis.
Fiche technique Bab El Bahr
Fiche technique Bab El Bahr
Désignation du bien culturel immobilier
Bab El Bahr
Type du bien
Porte
Monument
Militaire
Lieu de situation
Ténès
Situation géographique
Vieux Ténès
Situation juridique
Bien domanial
Description
La porte (Bab El Bahr) est l'élément le plus notable de l'enceinte de la ville de Ténès : c'est la porte qui donne sur la mer d'où son appellation. Cette porte fondée pour protéger la ville, contre les débarquements improbables des ennemis, présente dans, sa structure des caractères dont on ne connait pas l'origine.
Cette porte est médiocrement conservée : elle est en dégradation continue du fait de l'agression exercée à la fois par l'élément humain et naturel. II faut noter ici que la région a survécu à plusieurs secousses telluriques durant plusieurs, années. Bab El Bahr a subi des travaux de réfection peu importants datant de l'époque coloniale et de la période post-Indépendance
Cependant, ces travaux ont changé un peu l'aspect de l'édifice, parce que les responsables de ces travaux n'ont pas su utiliser les même matériaux dans les réfections de cet édifice. Au lieu de quoi, on observe Bab El Bahr rapiécé de béton armé.
Il est à noter que Bab El Bahr a été bâtie en trois phases distinctes, de bas en haut, car la technique de construction trahit la volonté d’économiser sur les matériaux.
  1. Première phase : Après avoir dressé une puissante base, carrée et un soubassement en pierre irrégulier, un moellon a été mis en place avec des arases intercalaires de tuiles plates.
    Ce moellon sommairement dégrossi sert de base aux pieds des angles qui sont bien appareillés.
  2. Deuxième phase : désigne le temps le plus important. On voit nettement dans cette partie que le pise (béton très résistant riche en chaux grasse) y domine.
    Des façades Est et Ouest, le pise tombe en blocs, ce qui est à l’origine de la formation de cratères.
  3. Troisième phase : pendant laquelle une variété de matériaux de construction dont la plus dominante est la brique pleine a été disposée en appareil. Elle s'appuie directement sur le pise. Les angles sont bien appareillés. 
Le Xème siècle connaissait déjà les reliefs engendrés par la brique. Cette dernière, avec laquelle des monuments entiers furent édifiés doit sa qualité constructive, à sa légèreté et à sa cohésion avec le mortier.
Employée dans les arcs portes, elle fut également appliquée au décor, composant des motifs à grande échelle inspirée de thèmes architecturaux remarquablement appropriés aux édifices élèves car la brique exclut toute mièvrerie.
Par ailleurs, toute la construction a été habillée par un revêtement en ciment qui semble avoir perdu son efficacité en s’effritant continuellement.
On peut dire que le décor est absent de cette porte si on exclut bien sûr l'entrée située dans la façade nord. En effet, c'est une architecture austère. Peut-être que ce fait peut être expliqué par la fonction de Bab El Bahr qui gérait, à priori, des moyens militaires.
En ce qui concerne les matériaux de construction, les constructeurs de la ville de Ténès et ses portes n'ont pas rencontré de problèmes particuliers tout simplement parce que la région était prospère et fournissait les bons matériaux. Pise, brique et moellon, tels sont, en résumé, les matériaux de construction employés le plus souvent dans l'occident musulman.
Les matériaux de construction
Les constructeurs de la ville de Ténès et ses portes n'ont pas rencontré de problèmes de matériaux tout simplement parce que la région était prospère et fournissait les bons matériaux de construction. Pise brique et moellon, tels sont, en résumé, les matériaux de construction employés le plus souvent dans l'occident musulman.
Historique
Porte construite au Xème siècle donnant sur la mer et orientée nord-sud
Etat de conservation
Médiocre
Nature de protection
Restauration
Classement
National
Date de Classement
10/07/2005
Secteur sauvegardé
Incluse dans le secteur sauvegardé
Date de création
10/07/2005
Type d'études
Recensement
Documents graphiques
Plans
Bibliographie
Existante
Diagnostic
L’association Castellum Tingitanum a toujours eu pour premier souci de protéger le patrimoine culturel de la wilaya contre les nombreux dangers, d'origine naturelle et humaine, qui le menacent. Parmi les facteurs naturels de dégradation figurent ceux qui provoquent une destruction rapide et dramatique comme les catastrophes dont l'origine peut-être tellurique (tremblement de terre, glissement de terrain), météorologique ou hydrologique.
En plus du lourd tribut en vies humaines et des souffrances qu'elles ont entrainé au niveau de la wilaya de Chlef, ces catastrophes ont littéralement dévasté le patrimoine culturel de la wilaya de Chlef. Bien que ces phénomènes sont encore dans une large mesure imprévisibles, des études ont toutefois révélé que les dommages causés aux bien culturels pouvaient êtres moins importants, si l'on prenait les mesures appropriées pour les protéger et assurer leur sauvegarde en cas d'urgence.
Malheureusement, la protection du patrimoine culturel est rarement intégrée aux plans de protection civile. De plus, il arrive qu'une catastrophe soit suivie de pillages ou de démolition inutiles. Par ailleurs, l’on constate que peu d'édifices historiques ont été consolidés pour résister à des tremblements de terre, bien qu'on connaisse bien aujourd'hui les principes techniques de la résistance aux secousses telluriques.
Si toutes les catastrophes naturelles peuvent causer d'énormes dommages, ce sont bien les tremblements de terre qui s’avèrent les plus destructeurs. Chlef a ainsi subi trois tremblements de terre en 46 ans et le dernier, en 1980, a dévasté les sites archéologiques des alentours.
Pour le cas de Bab el Bahr, nous proposons une intervention préventive afin d'arrêter le processus de dégradation en attendant une prise en charge réelle de ce monument rare.
L'objectif de cette intervention n'est absolument pas de réparer te monument, ni encore moins de le restaurer : il s'agit simplement de maintenir debout ce qui n'est pas écourté, en améliorant temporairement la stabilité structurelle pour augmenter la résistance à des écroulements éventuels et écarter le danger d'effondrement.
Ces mesures permettront d’attendre le moment où une politique réelle de reconstruction sera décidée. Là, des techniques de réparation, de renforcement et de conservation seront étudiées et mises en œuvre sur le long terme, c'est-à-dire sur plusieurs années.
En ce qui concerne les intempéries, puisque les dommages provoqués sont principalement la conséquence d'efforts de traction dans la maçonnerie, apparus lorsque chaque élément de structure s'est comporté de façon indépendante, les procèdes de sauvegarde (comme d’ailleurs en règle générale les mesures de renforcement qui seront employées plus tard) auront pour objectif de redonner au monument une continuité structurelle minimale afin d'obtenir un comportement d'ensemble de toute la structure.
D’après l'emplacement et la direction des fissures, nous avons pu identifier les éléments désolidarisés dont Le risque d'écroulement est le plus élevé ainsi que la direction prévisible de cet écroulement. A cet égard, les fissures peuvent être considérées comme un état intermédiaire entre l'état normal et la destruction, une pause dans le processus d'anéantissement.
Nous envisagerons successivement les techniques de sauvegarde suivantes :
  1. Ceinturage : La meilleure méthode de sauvegarde consistera à lier le monument par des ceintures continues, tendues et disposées aux niveaux les plus critiques : tètes des murs,, reins des voutes. Ces ceintures seront constituées de câbles métalliques ou de barres d'acier à béton dont L'élasticité a l'avantage de préserver une flexibilité minimale des maçonneries, nécessaire pour absorber l'énergie séismique et conserver une capacité d'amortissement favorable. Cette élasticité (plus élevée pour les câbles que pour les aciers) a cependant l'inconvénient de laisser, en un premier temps, les efforts de traction se développer et les fissures s’ouvrir, pendant la période d'élongation de l’acier, avant que l'effet de maintien ne soit obtenu. C'est pourquoi, il est nécessaire de donner à la ceinture une légère préhension, afin qu'elle réagisse dès le début des sollicitations. Ceci est possible en employant des dispositifs de serrage du type « tendeur à lanternes » dont il existe dans le commerce de nombreux dispositifs analogues.
    Un autre système de préhension, plus facile à mettre en œuvre et plus adapté aux aciers à béton, consiste à fileter l'extrémité des barres et à les serrer par boulonnage sur des platines d’angle. Il faut alors faire fabriquer spécialement ces platines, par soudure simple, ce qui permettra un bon appui sur la maçonnerie et un serrage précis sur chaque face des bâtiments. II sera souvent indispensable, pour assurer un meilleur appui sur la maçonnerie et protéger le décor architectural (moulures, pilastres, enduits, etc.).
    Enfin, il est toujours préférable d'utiliser des tirants (câbles ou aciers à béton) de faible diamètre (entre 10 et 16 mm). Lorsque les masses à maintenir sont importantes, il vaut mieux installer deux ou trois ceintures parallèles qu'un tirant plus fort afin de repartir les contraintes et d’éviter de concentrer les efforts. 
  2. Tirants transversaux : Puisque les dimensions du monument sont importantes, et puisqu'il s'agit d'un monument de proportion allongée, le simple ceinturage n'est pas suffisant. Des tirants transversaux, doivent être ajoutes. La solution la plus facile est d'utiliser les fenêtres, mais elle est en général dangereuse car les tirants sont alors situes a un niveau défavorable : il est donc nécessaire de disposer entre les murs et les tirants des pièces d'appui verticales et en disposer les tirants symétriquement par rapport au sol. Lorsque c'est possible, on cherchera toujours à disposer les tirants transversaux symétriquement, de part et d'autre des éléments compressibles formant refonds : planchers, murs transversaux, arcs diaphragmes, etc.
  3. Etrésillonnement des baies : Les baies représentent déjà des points faibles de la structure en période normale. Apres un séisme, elles ont concentré les fissures et sont devenues un facteur potentiel de ruine. En complément du ceinturage, il est donc nécessaire de les étrésillonner pour assurer aux murs la meilleure homogénéité possible. Les procèdes classiques d'étrésillonnement, par pièces de bois, peuvent être employés mais la solution la plus simple sera souvent de murer systématiquement toutes les baies par des briques ou des blocs de ciment liés au plâtre et au mortier de chaux ou, à la rigueur, de ciment faiblement dosé. Cette méthode a l'avantage d'interdire, en même temps, ou de contrôler l'accès au monument. En cas d'écroulement partiel, il faudra rétablir la continuité physique du mur avant de mettre en place un ceinturage, en fermant des brèches (étaiement horizontal). Employés conjointement, le murage des baies et la mise en œuvre des ceintures de maintien permettront de stabiliser des structures même très ajourées.

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